J’ai visionné via You Tube, le film Home. Comme le dit Stéphane Baillargeon dans le Devoir du samedi 5 juin « Leçon sur la leçon ». Le film est moralise sur le fait que l’homme exploite la terre et qu’il est impératif de mettre fin à ces pratiques. Hors, toutes ces belles images, vues du ciel, ont été prises en hélicoptère ! Paradoxal.
Le pétrole semble être la source de tout ce mal énergétique qui fait qu’en 40 ans, nous avons utilisé plus de ressources que toute l’humanité réunit. Le film le dit, nous vivons dans une société où le confort est manifeste. En fait, dans notre vie quotidienne, nous ne voyons pas que la Terre s’essouffle, s’épuise. Nous n’avons aucune conscience de l’énergie que cela demande de produire tous les produits indispensables de la consommation. J’utilise un ordinateur, un iPod, un cellulaire. Quelle énergie cela demande-t-il pour créer ces machines et combien il en coûte de s’en départir. Quels sont les impacts environnementaux d’acquérir, de consommer et de se départir de ces machines ?
On associe le gaz à effet de serre aux carburants, aux dioxydes de carbone. À voir ce graphique, il est facile de comprendre que la voiture demeure un problème de taille : Le taux d’immatriculation des voitures est nettement supérieur au taux de croissance démographique au Canada. Outre la voiture, il existe aussi d’autres sources de polluants : Le méthane, le protoxyde d’azote, l’hexafluorure de soufre, ou les hydrofluorocarbures sont aussi des gaz qui contribuent au réchauffement climatique.
Le plus étonnant, c’est qu’il y a longtemps qu’on parle de réduire les GES. En 1992, 150 pays ont signé à Rio de Janeiro, une convention de l’ONU. Puis, il ya aussi le protocole de Kyoto qui a été adopté en 1997.
Voici un tableau qui dresse la liste des pays et leur taux d’émission de GES. Le Canada est au 12e rang. Le Conference Board du Canada(CBC) a fait une étude sur les GES. Les chiffres diffèrent un peu du précédent. En 2005, Statistiques Canada a publié des indicateurs de durabilité de l’environnement, dont les GES. On apprend, qu’en 2003, les émissions totales de GES du Canada dépassaient de 24 % le total des émissions de 1990 et étaient de 32 % plus élevées que l’objectif à atteindre de 2008 à 2012, conformément au Protocole de Kyoto.
Au Québec, le ministère du développement durable et des Parcs (MDDEP) nous apprend qu’un inventaire des GES a été fait entre 1990 et 2005.
« Le secteur qui produisait le plus d’émissions de GES au Québec en 2005 est celui du transport (routier, aérien, maritime, ferroviaire, hors route), atteignant 35,6 Mt éq. CO2, soit 38,7 % des émissions. À lui seul, le transport routier représente 80,0 % des émissions du secteur du transport, soit 31,0 % des émissions totales de GES ».
« Le secteur résidentiel, commercial et institutionnel a contribué de façon significative à l’augmentation des émissions de GES au cours de cette période. Le chauffage des bâtiments est la principale activité émettrice de GES de ce secteur, où l’on note une augmentation de 8,7 % depuis 1990 ».
Enfin, on retrouve sur le site du MDDEP le calcul des émissions de gaz à effet de serre dans plusieurs secteur d’activités : les sites d’enfouissement, le transport, les industries etc.
Les composés organiques volatiles
Le Conference Board du Canada a fait aussi une étude sur les VOC (Volatile Organic Compounds / Composés organiques volatils). Les VOC sont produits par les émissions des véhicules, les manufacturiers chimiques, par l’évaporation d’essence des voitures, les solvants chimiques et tous les produits à base de pétrole. En fait, tous les produits, ou presque, commercial ou résidentiel contiennent des VOC : produits nettoyants, produits de soins personnels, la peinture et l’encre pour les imprimantes. En 2005, le MDDEP a rédigé un rapport « Les composés organiques volatils (COV) dans l’air ambiant au Québec : Bilan 1989-1999 ».
Autres sources
GES – Ministère des Transports du Québec
Modèles d’évaluation des émissions polluantes et des GES
Gaz d’échappement
Les carburants de remplacement
Plan de réduction des émissions de composés organiques volatils provenant des produits de consommation au Canada, 2000
L’analyse des composés organiques volatils (COV) et leur réglementation dans les produits cosmétiques, 2002, Recherche bibliographique.